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.: Musiques et paroles:.

 

C’est parfois désespérés, parfois haineux, parfois mélancoliques, parfois simplement légers, et c’est souvent nécessaire ; exulter la joie, vider son sac, détendre ses nerfs, panser ses plaies, libérer ses idées, ses songes, ses sentiments…

Et c’est alors que jaillissent dans un torrent de syllabes et de mots, les pieds, les vers qui peu à peu semblent chercher à s’harmoniser…

Si la musique adoucit les mœurs, les textes en chassent les ombres, et, s’ils les éloignent, nous permettent aussi de les domestiquer…

 

 

Message des pénitents

A errer sans vent, ni sans voile, ni sans vague,

Le bateau tangue quand dans sa cale tout divague.

Le but est alors atteint, les corps sont rompus.

De si haut que de la hune, rien ne parut :

Ni terres, ni vies, ni corail en sables blancs.

Que les sons des clapotis battant le diable.

Battant une chamade, il était juste temps.

La poupe et la proue, toutes se dévisageant.

Le soleil et les nuages, intermittents.

Plus rien ne vivait au dessus de ces vagues,

Plus rien n'écumait, ni l'eau salée, ni les chairs.

Et lorsqu'elle apparut, il était juste temps.

Du haut de la hune, aux messages haletants,

Petite lune déployant ses cheveux grands.

Une blanche colombe, un rameau, un signal

Comme si tout était devenu original.

La vie qui s'imposait dans ce coin, ici-bas.

Pour ne plus la trahir, ne plus livrer combat.

Désarmement des biens sans âmes en fond de cale.

Canons coulés, erses flottantes, fins de toiles...

Nous demeurions couchés, nous finissions en râles,

Quand tous petits courants frais rallumaient la flemme.

D'entrer la proue en rade, il était juste temps.

Par ici trouver la demeure des étoiles,

Qui au firmament nous guidaient en océan,

Et contre toute attente annonçaient l'Eve femme ;

La pure si noire, la blanche et sémillante.

Toutes peurs éteintes et tous les embrasements,

Il était juste temps, il était juste temps.

Ne quitte pas la hune, ô astre délicat,

Ne quitte pas le puissant zénith de ce mât.

Car sans la trace de toi et sans tes éclats,

Tout redeviendra mort, comme une fin de proie...

 

 

 

Les mains sur la tête

Les mains sur la tête, recherchant comme un creux.

Je vais pas dire "amen", j’dis pas que j’parle à Dieu.

Je me parle à moi-même, et c’est là où j’vais mieux.

Je suis si désolé, désolé, désolé…

Si peu j’me respecte, j’me suis plus respecté.

J’me suis oublié, putain d’histoire truquée.

De plaisirs, de sens, de temps passé, à l’aimer…

Je t’ai perdue pour mieux revivre, retrouver

Tranquillement mon existence, nid douillet.

Avec toi tout est beau, tout scintille, est tout grand,

S’illumine, me fait oublier tout d’avant.

Amour, si je te rêve ? Pas le souvenir…

Amour, si je nous enlève ? Et m’abstenir…

Amour, si ça m’achève ? Et sans coup férir…

Amour, si j’en crève ? Comme tomber, flétrir…

Rien que tes regards, rien que tes sourires,

Et même maussades, pour en larmes subir.

Ma seule vraie volonté, mon seul vrai désir,

Toujours te retrouver et d’amour nous unir.

J’aimais ma petite femme et à en mourir.

Ce qu’elle porte ne s’embrase ni ne ploie.

Quand elle l’emploie, elle rend fou moment la joie.

J’aime tous ses afflux, son cœur, tous ses ébats.

Mais derrière la scène de sa vie, je vois

Ses vrais sons, petits râles, ses jours et ses nuits,

Inéluctables, inassouvis, stériles, opaques.

Se sauver des flammes, puis faire le Phénix.

S’écarter du naufrage, fuir tous les récifs.

Rester en vie, debout, stable, continuer

De souffrir, de souffrir, de souffrir, de souffrir...

A.D

 

:: haut de la fenetre

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